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Rectificatif : Journal de Québec/Montréal, 9 mars 2016 (marge/majoration)

Mis à jour le 9 mars 2016 à 11h10  |  Publié le 9 mars 2016 à 10h50

 

À la suite d’une chronique du journaliste Pierre Couture portant sur les cibles financières des sociétés d’État parue dans le Journal de Québec et le Journal de Montréal d’aujourd’hui, nous souhaitons rectifier un passage concernant la majoration appliquée par la SAQ.

 

     

 

« Les taux de majoration, de taxes et de droits de douane sur les vins vendus au Québec avoisinent les 300 %. Une bouteille payée 5,44 $ à un producteur (transport inclus) est revendue à 16,20 $. »

 

Il est important de remettre en contexte la structure de prix de la SAQ, qui est semblable à celles des autres sociétés des alcools canadiennes.

 

C’est à même la majoration, que plusieurs appellent aussi « marge », que la SAQ finance toutes ses opérations, de l’acquisition des produits partout dans le monde, en passant par leur distribution jusqu’au service-conseil en magasin. Toutes ces opérations coûtaient 25 ¢ pour chaque dollar vendu il y a quelques années alors qu’aujourd’hui elles en coûtent moins de 19 ¢. Cela démontre une amélioration constante. La balance de la marge perçue est ainsi remise chaque année sous forme de dividende au trésor québécois.

 

Pour reprendre l’exemple cité dans l’article d’un vin dont le prix coûtant est de 5,44 $, la majoration de la SAQ est de 7,34 $ tandis que les taxes, les droits d’accise et de douane perçus par la SAQ et remis aux gouvernements sont de 3,42 $. Le prix final se détaille ainsi à 16,20 $. La répartition du prix de vente démontre clairement que la majoration prélevée par la SAQ (7,34 $ sur 16,20 $) représente moins de la moitié du prix final du produit, non pas 300 %.

 

Les prix des vins à la SAQ sont dans la bonne moyenne des sociétés des alcools canadiennes et ceux des spiritueux sont parmi les meilleurs.