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Le site historique Au-pied-du-Courant sera restauré cet automne

 

Aux abords du majestueux fleuve Saint-Laurent et situés sous le pont Jacques-Cartier, le mur d’enceinte et la façade de la Prison-des-Patriotes située dans l’édifice Au Pied-du-Courant nous rappellent un pan de notre histoire. C’est dans le plus grand respect des principes de développement durable et de préservation du patrimoine que la SAQ procédera, au cours des prochains mois, à la restauration de ce site historique, afin d’en préserver l’authenticité et d’en assurer la pérennité.

 

Ce qui est particulier de ce lieu, c’est qu’il se trouve au cœur du quotidien des Montréalais et de leurs rassemblements. Des milliers de personnes passent devant tous les jours sur le rue Notre-Dame, ou viennent s’y retrouver lors des soirées de feux d’artifice. Ce site fait partie de notre paysage urbain et nous rappelle une page de notre histoire.

 

 

Un lieu historique à préserver

Ces informations sont notamment tirées du Répertoire du patrimoine culturel du Québec où une panoplie d’informations complémentaires y est publiée.
 

La Prison-des-Patriotes est ouverte en 1836, bien qu'elle ne soit complétée qu'en 1840. Lors des rébellions de 1837 et de 1838, c'est l'un des lieux d'incarcération des nombreux patriotes mis aux arrêts par le gouvernement colonial. En 1837, près de 500 individus sont enfermés dans les prisons de Montréal, dont la majorité dans l’édifice Au-Pied-du-Courant. Ils sont tous relâchés au printemps suivant, à l'exception des huit chefs forcés à l'exil aux Bermudes. À la suite des troubles de 1838, plus de 800 patriotes sont jetés au cachot. De ce nombre, 158 sont déportés dans la colonie pénitentiaire d'Australie et douze sont exécutés. La Prison-des-Patriotes est le lieu d'exécution de ces douze patriotes, au nombre desquels figurent Chevalier de Lorimier (1803-1839) ainsi que Pierre-Rémi Narbonne (1803-1839).

 

 

En 1895, le gouverneur de la prison, Charles-Amédée Vallée, se fait bâtir une résidence sur les lieux, selon les plans de l'architecte montréalais Arthur Gendron.

En 1912, la prison ferme ses portes. Les prisonniers sont transférés dans le nouveau Centre de détention de Bordeaux. En 1921, l'immeuble devient le siège social de la Commission des liqueurs, future Société des alcools du Québec. L'intérieur est complétement réaménagé, l'aile arrière réservée aux femmes jusqu'en 1876 est démolie et un étage en brique couvert d'un toit en terrasse est ajouté. Au début des années 1970, un projet d'autoroute menace l'ancienne prison, mais une opposition vigoureuse force la modification du projet. La prison des Patriotes-au-Pied-du-Courant est ainsi classée en 1978 au patrimoine culturel Québec.

 

 

Centre d’exposition et de commémoration

Adresse : 903, avenue De Lorimier
 

Le centre d’exposition et de commémoration La-Prison-des-Patriotes, Lieu de mémoire des rébellions de 1837 et 1838 est gratuit et ouvert au public du mercredi au vendredi, de midi à 17h et le samedi et dimanche, de 9h30 à 17h. L’exposition permanente présente les enjeux reliés au mouvement patriote du Bas-Canada : les causes politiques, économiques et identitaires des revendications patriotes, les décisions prises par les Patriotes canadiens et les répercussions de ces divers événements sur la vie politique canadienne et québécoise d’aujourd’hui.

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