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Rectificatif : Puisqu'il faut se lever, 3 mars 2016 (ajustements de prix)

Mis à jour le 4 mars 2016 à 11h22  |  Publié le 4 mars 2016 à 11h20

 

Au cours des derniers jours, quelques médias ont parlé des ajustements de prix effectués par la SAQ sur quelques centaines de produits. Nous avons notamment écouté l'entrevue qu'a accordée hier matin le professeur en économie Frédéric Laurin à l'animateur Paul Arcand. Pour nous assurer que tous obtiennent l'heure juste et bénéficient de la même information exacte, nous publions ici un rectificatif de certaines affirmations faites par M. Laurin.

 

     

 

« La SAQ ne négocie presque pas. On est presque les plus chers en Amérique du Nord, dès notre négociation au prix du gros. »

 

Ceux qui prétendent que la SAQ n’a pas intérêt à négocier le prix de ses produits connaissent mal nos mécanismes et notre volonté.

 

Pour demeurer compétitifs, le levier le plus important sur lequel nous travaillons est la négociation des prix et nous le faisons de façon très serrée.

 

Nous surveillons et comparons nos prix coûtants par rapport aux autres marchés. Dans le cas où un écart semble injustifié, nous relançons le fournisseur pour obtenir des explications et une révision de ce prix, à l’avantage de nos clients.

 

     

 

« Il y a les frais de gestion qui sont assez élevés. La commission Robillard l’a démontré. »

 

La commission Robillard a comparé la SAQ avec son homologue ontarien, le LCBO. Or, le marché en Ontario en est un de spiritueux alors qu’au Québec, il s’agit d’un marché de vin. Pour une vente de spiritueux de 30 $, deux fois plus de bouteilles de vin doivent être manipulées, entreposées et placées en tablettes. L’impact sur les ratios de main-d’œuvre est donc non-négligeable.

 

Aussi, le LCBO vend 24 % de toute la bière vendue en Ontario, soit environ 1 milliard $ de ventes. La SAQ vend très peu de bière (<15 M$). Si on ajoutait des ventes similaires à la SAQ, les ratios de charges d’exploitation sur les ventes seraient tout à fait comparables à ceux de l’Ontario (16,3 % SAQ comparativement à 16,2 % LCBO).

 

En 2005, il en coûtait 25 cents pour générer 1 $ de vente, alors qu’il en coûte aujourd’hui moins de 19 cents.

 

     

 

« La SAQ a intérêt à ce que le montant payé dès le départ soit élevé pour qu’elle puisse appliquer sa marge fixe et qu’elle puisse dégager le plus d’argent possible. »

 

Les consommateurs recherchent tous des bons rapports qualité-prix, et ce, peu importe le prix. La SAQ a donc avantage à obtenir le meilleur prix coûtant possible dans toutes les gammes de produits.

 

     

 

« Moi j’ai jamais vu de diminution de prix. On nous dit qu’il y a des réajustements année après année, mais ça, j’ai jamais vu ça. »

 

Au mois d’avril 2015, la SAQ a ajusté à la baisse le prix d’environ 200 produits courants acquis en devise étrangère (euro et américain), principalement à cause de la remontée du dollar canadien par rapport à ces devises.

 

Les prix des produits acquis en devise étrangère reflètent les mouvements observés au cours des dernières années. Une minorité des produits est négociée en devise étrangère; le choix de la devise revient au fournisseur, qui en assume le risque.

 

     

 

« Ce que la SAQ a eu tendance à faire, c’est éliminer les vins les moins chers vers 10 $ pour les remplacer par des vins qui sont plus chers, autour de 15 $. Sans augmenter le prix d’une bouteille, ce qu’on fait c’est qu’on change le choix qui est offert au consommateur. »

 

La SAQ offre près de 700 vins courants disponibles dans toutes ses succursales.  Dans la dernière année, près de 60 % des ventes de vins courants l’ont été pour des vins dont le prix se situe entre 10 et 15 $. En ce moment,  le nombre de vins vendus à moins de 12 $ est le même qu’il y a 4 ans. Il est donc faux de prétendre qu’ils ont été remplacés.