Ce matin, le ministre Samuel Poulin a annoncé un amendement dans le cadre du projet de loi 11, qui vise à permettre la vente, en épiceries et dépanneurs, de prêts‑à‑boire à base de spiritueux contenant 7 % d’alcool ou moins.
Par ailleurs, le titre d’un article de La Presse laisse entendre que le gouvernement mettrait ainsi fin au monopole de la SAQ. Cette interprétation est incorrecte : le monopole de la SAQ n’est absolument pas remis en cause.
La SAQ demeure responsable de la distribution des prêts-à-boire, comme c’est déjà le cas pour les vins embouteillés au Québec, dans le cadre de son rôle de grossiste auprès des détaillants alimentaires.
Cette modification, demandée par plusieurs de ses partenaires de l’industrie – dont l’Union québécoise des micro-distillateurs, le CCCD et l’ADAQ – représente une opportunité de croissance pour les producteurs québécois de spiritueux, en élargissant leur accès au marché.
La SAQ continuera d’offrir dans ses succursales la plus vaste sélection de prêts‑à‑boire à base de spiritueux et les spiritueux de plus de 7 % demeurent strictement sous son exclusivité.
Précisons que la SAQ n’emprunte pas la voie de la privatisation. Contrairement à ce qu’avance l’article de La Presse, les « Zone SAQ » ne témoignent pas d’un effritement du monopole; elles visent simplement à mieux servir la clientèle.
Il ne s’agit donc pas d’une libéralisation du marché comparable à ce qu’on observe ailleurs : la SAQ continuera de jouer à la fois son rôle de détaillant et de grossiste, dans un modèle unique et public, au bénéfice du Québec.
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