Deux-Montagnes : région de vins, de cidres et autres produits savoureux

Elle inclut le secteur de Deux-Montagnes certes, mais aussi Mirabel, Vaudreuil-Soulanges et la partie ouest de Laval et de Montréal. C’est un vaste territoire, mais un élément naturel de taille en teinte l’environnement qui l’abrite. Mais qu’en est-il au fait ?

Beaucoup d’eau

Élargissement de la rivière des Outaouais, le lac des Deux-Montagnes se forme de l’écluse du barrage de Carillon et redevient rivière aux rapides du Grand Moulin à Laval. D’une longueur de plus de 43 Km, la distance entre ses rives peut atteindre 10 km et en font l’une des plus grandes étendues d’eau douce au Québec.  Avec ses 150 Km carré de surface, il est un atout majeur pour l’agriculture. Mais il n’est pas le seul, puisque le Lac St-Louis le côtoie, et les deux baignent ensembles la pointe ouest de l’île de Montréal.

Une saison végétative décalée, une amplitude thermique bienvenue

Si la présence d’eau a toujours été aux premières loges dans les critères de choix pour y installer un vignoble, ce n’est pas seulement pour l’accès direct à cette source de vie, nécessaire à toute agriculture. En plus de son rôle de régulateur thermique qui fait retarder l’apparition des premiers bourgeons fragiles au printemps, elle offre une amplitude thermique entre le jour et la nuit qui permet une maturation des raisins tout en douceur.

Un sol et un sous-sol empreint de sédiments marins

Puisque ce territoire se trouve à un endroit où jadis se trouvait la Mer de Champlain (imaginez un niveau d’eau inondant le Stade Olympique sur 90 mètres de hauteur), le retrait de cette mer lors de la dernière déglaciation a laissé place à une terre riche en coquillages et en sédiments marins. Ceux-ci seraient favorable à la culture de la vigne.  

Pourquoi « Deux-Montagnes » ?

Plusieurs théories s’entrecoupent, mais ce serait lié au relief avoisinant. On le relate sur plusieurs cartes depuis l’arrivée de Samuel de Champlain et des 4 « montagnes » qui s’immiscent dans la plaine, la référence aux « deux montagnes » pourrait être celles du Mont Rigaud et de la Montagne du Calvaire à Oka, chacune trônant de pars et autre du lac. Une autre théorie impliquerait la Montagne du Calvaire et sa « Jumelle », qui elles, seraient toutes deux visibles lorsqu’on y navigue à cette hauteur.

Beaucoup de neige

De par sa situation et du fait que les dépressions atmosphériques arrivent de l’ouest, la région connaît une période hivernale plutôt intense côté neige et vent. Ses grandes accumulations de neige lui lègue toutefois un avantage pour protéger les pieds de vigne de nos rudes hivers québécois, agissant alors comme isolant. À l’opposé, dans les régions au sud de Montréal, la neige est plus rare et l’on doit avoir recours à certaines techniques pour éviter ces gels. On aura alors recours au buttage (recouvrir les ceps de vigne avec de la terre), aux toiles de géotextile, ou encore à la géothermie.

Des producteurs à découvrir

Parmi les vignerons qui font la renommée de la région, citons notamment La Rivière du Chêne à St-Eustache, le Vignoble des Côtes-de-Vaudreuil et La Cantina de Oka. Mais Il y a aussi d’excellents cidriculteurs ! On n’a qu’à penser au Verger Lacroix et au Verger Lafrance, tous deux situés à St-Joseph-du-Lac. Et chez Lafrance, on donne même dans l’élaboration d’eau-de-vie de pomme, de brandy de pomme, de vermouth et de gin ! Envie de goûter à encore plus d’originalité ? Sachez que l’entreprise Intermiel, de Mirabel, a de quoi surprendre joyeusement avec leur gamme d’hydromels d’une qualité exceptionnelle… en particulier avec leur version « réserve » vieillit en fût de chêne.