Historique

Plus de 90 ans de plaisir partagé

Depuis sa création en 1921, l'histoire de la SAQ a été marquée par plusieurs dates et événements. La SAQ a connu un conflit mondial, la Grande Dépression, l'avènement de la radio, du téléviseur, des ordinateurs et même la conquête de la Lune! Elle a aussi vécu des bouleversements inouïs : changements de nom, de mandat et de statut, apparition des comptoirs libre-service, introduction du vin dans les épiceries et les dépanneurs, conflits de travail, périodes de récession économique et plusieurs tentatives de privatisation.

Un peu d'histoire (1898-1920)

1898

Le gouvernement canadien tient un référendum sur la prohibition au Canada. La province de Québec vote en majorité contre.

1918

Le gouvernement du Québec adopte une loi sur la prohibition totale devant prendre effet le 1er mai 1919.

1919

À la suite d'un référendum tenu par le gouvernement du Québec, la plupart des Québécois votent en faveur de l'exclusion de la bière, du vin et du cidre de la Loi sur la prohibition. Le Québec est le seul endroit, tant au Canada qu'aux États-Unis, où la prohibition n'est pas totale.

La Commission des liqueurs de Québec voit le jour (1921-1941)

1921

Le gouvernement du Québec choisit une solution originale : la tempérance plutôt que l'abstinence, contrairement au reste de l'Amérique du Nord. Il adopte la Loi sur les boissons alcooliques et crée la Commission des liqueurs de Québec. La Commission reçoit comme mandat d'assurer le commerce des vins et des spiritueux et de vérifier la qualité des produits vendus. Elle rachète les stocks, évalués à près de cinq millions de dollars, des épiciers et des importateurs.

Dès la première année, la Commission aménage son laboratoire de contrôle, ouvre 64 magasins et offre 383 produits; elle compte 415 employés. Les ventes s'élèvent à 15 M$ et le revenu net de la Commission atteint 4 M$.

1922

La Commission des liqueurs de Québec met sur pied sa propre usine d'embouteillage, ce qui crée de l'emploi et provoque la diminution du prix de revient, et par conséquent du prix de vente, de plusieurs marques de boissons. La Commission compte alors 671 employés.

1926

La Commission des liqueurs de Québec embouteille 23 marques de vin et 39 marques de spiritueux. Les premiers magasins ressemblent à des confessionnaux avec leur comptoir grillagé. Les bouteilles, enveloppées dans un papier spécial, sont hors de la vue des clients. Seule une liste de prix est affichée au mur. Il n'est possible de commander qu'une seule bouteille de spiritueux à la fois; toutefois, les vins ne sont pas rationnés.

1930

Les ventes brutes de la Commission s'élèvent à 27 539 966 $ au plus fort de la prohibition américaine, puis retombent à 11 370 603 $ en 1934.

1941

Abolition de la limite d'achat de spiritueux.

La Régie des alcools du Québec : un nouveau départ (1961-1970)

1961

Les multiples changements qui s'annoncent dans la société québécoise, où bien boire et bien manger font partie des nouvelles valeurs, engendrent la proposition d'un nouveau projet de loi sur les boissons alcooliques. La Régie des alcools du Québec est créée et l'objectif qui lui est fixé est de permettre, entre autres, l'expansion du commerce des alcools. Elle conserve également le mandat de gérer l'émission et le contrôle des permis. Une première succursale semi-libre-service est inaugurée à la Place Ville-Marie, à Montréal. Les consommateurs peuvent maintenant voir certains produits, mais doivent toujours faire appel au préposé pour se procurer les bouteilles de leur choix.

1967

À l'occasion de l'Exposition universelle, la Régie des alcools du Québec offre aux Québécois et aux touristes d'Expo 67 une gamme sans précédent de vins et de boissons alcooliques provenant de tous les coins du monde. Cet événement marque véritablement le début de la culture du vin au Québec. La RAQ ouvre un centre de distribution à Québec.

1968

Le gouvernement commande une nouvelle étude sur le commerce des boissons alcooliques; la commission Thinel est créée à cet effet.

1970

La Régie des alcools du Québec ouvre son premier magasin libre-service à Sherbrooke. Il devient alors possible pour le client de voir, de toucher, d'évaluer, de découvrir et de choisir convenablement les produits offerts.

La Société des alcools du Québec : une toute nouvelle mission (1971-1993)

1971

Suivant les recommandations de la commission Thinel, le gouvernement crée, en septembre, deux entités juridiques et opérationnelles tout à fait distinctes : la Société des alcools du Québec et la Commission de contrôle des permis d'alcool. La Société hérite de la Régie, de 2 600 employés et de 215 succursales. Son objectif : mettre à la disposition des consommateurs l'éventail de produits désirés, de la meilleure qualité possible, au moindre coût possible.

1972

Les premiers permis pour produire et vendre du vin québécois, avec l'autorisation d'y ajouter un maximum de 20 % de vin importé, sont émis.

1973

La Société des alcools du Québec fonde, à Québec, sa première Maison des vins.

1975

Une deuxième Maison des vins ouvre ses portes à Montréal.

1977

La Société inaugure une autre Maison des vins à Hull. Elle construit le Centre de distribution de Montréal où sont regroupés les services de réception, de distribution, l'usine de mise en bouteilles et le laboratoire.

1978

Le vin fait son entrée en épicerie. Trente produits sont distribués : 10 provenant de l'usine d'embouteillage de la Société et 20 des 10 détenteurs de permis délivrés depuis 1972. Un nouveau mode de transport apparaît : les pinardiers ou navires-citernes.

1981

Une quatrième Maison des vins ouvre ses portes à Trois-Rivières. Les brasseries sont autorisées à vendre le vin et le cidre en fût.

1983

Les fabricants de vin québécois sont autorisés à embouteiller des vins en provenance de l'extérieur du Québec.

1987

L'accord de libre-échange signé avec les États-Unis force la SAQ à éliminer graduellement les privilèges fiscaux dont jouissent les vins mis en bouteilles au Québec. Les ventes totales de l'entreprise dépassent pour la première fois le cap du milliard de dollars.

1989

La SAQ crée, en collaboration avec les membres de l'industrie des boissons alcooliques, Éduc'alcoolCe lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre., afin de promouvoir la consommation responsable d'alcool. Elle participe également à la fondation de Collecte sélective Québec, organisme privé à but non lucratif chargé de promouvoir l'implantation de la collecte sélective au Québec.

1990

On observe une stagnation du marché de même qu'une baisse de la consommation totale d'alcool de 13 % dans le monde.

Virage commercial (1994-2003)

1994

L'entreprise développe de nouveaux moyens pour dynamiser le marché : vente de vin en vrac,  introduction de la carte de débit, libéralisation des heures d'ouverture, marketing direct.

1995

On enregistre une croissance des ventes en volume de vins et, pour la première fois depuis 1987-1988, une légère hausse des ventes en volume de spiritueux.

La SAQ entreprend un important processus de repositionnement dans le but de revoir sa façon de commercer. La segmentation de son réseau de succursales en trois bannières distinctes constitue l'élément le plus visible de ce virage commercial.

Les succursales acceptent dorénavant la carte de crédit comme mode de paiement.

1996

Les ventes brutes de la SAQ atteignent un sommet historique : 1 312 000 000 $. La toute première version du site Internet SAQ.com est mise en ligne. Celle-ci est uniquement informationnelle. Avec le virage commercial apparaissent les bannières SAQ Express, Classique et Sélection. La SAQ développe également le concept d'une succursale spécialisée dans la commercialisation des bières de dégustation.

1999

La SAQ lance un nouveau concept de magasin : la SAQ Signature vient remplacer la SAQ Whisky & Cie. À l'offre des 450 spiritueux haut de gamme et 250 produits exclusifs s'ajoutent de grands vins, des champagnes et des portos parmi les plus raffinés disponibles sur le marché international.

Une entente avec la Maison des Futailles S.E.C. est conclue. Une entité distincte pour l'usine d'embouteillage est créée et la SAQ en devient coactionnaire. On assiste ici au premier partenariat public et privé depuis la création de la société d'État.

L'idée d'offrir la possibilité d'achat en ligne commence à germer. La SAQ étudie les applications de transactions sur Internet avec livraison à domicile.

2000

Les Vins de Qualité Certifiée (VQC) font leur apparition dans le réseau des 9 200 épiciers et dépanneurs.

Lancement du site Internet SAQ.com, maintenant transactionnel.

La première SAQ Dépôt est inaugurée à Hull. Ce nouveau concept consiste en une succursale où les consommateurs ont le loisir de se procurer, à prix réduits, un large éventail de produits en vrac et en gros.

Près de 30 % des ventes de vin et de spiritueux de la SAQ sont réalisées auprès des titulaires de permis d'alcool. L'entreprise crée donc une division consacrée uniquement à ce réseau pour s'en rapprocher : la SAQ Restauration.

2001

Le concept SAQ Sélection Art de vivre est lancé. Cette nouvelle succursale présente l'ensemble des produits vins et bières en fonction de différentes cuisines et des bons accords vins et mets.

2002

La SAQ lance conjointement avec RECYC-QUÉBECCe lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. deux programmes d'aide consacrés à la valorisation du verre au Québec, l'un visant à développer des méthodes et des technologies nouvelles pour l'utilisation optimale du calcin (verre concassé), l'autre cherchant à stimuler la qualité du travail dans les centres de tri en favorisant le traitement du verre selon sa couleur.

Elle accroît de 90 % son engagement financier à l'égard d'Éduc'alcool, un organisme à but non lucratif dont la mission est de promouvoir la consommation réfléchie d'alcool.

L'entreprise crée également un poste d'ombudsman lié aux relations d'affaires et du personnel et lance un nouveau portail Web permettant de faire des transactions interentreprises (SAQ-B2BCe lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.).

2003

Ouverture de la Galerie du Gouverneur. Ce nouvel aménagement propose un centre d'interprétation de l'histoire des Patriotes couvrant la période de 1828 à 1840, une cave de garde contenant quelque 75 000 bouteilles, une salle de réception, deux salles de dégustation mises à la disposition de la Maison du Gouverneur, des celliers en location et une salle SAQ relatant 200 ans d'histoire du vin.

La SAQ, dans la foulée du programme québécois de soutien au développement et à la commercialisation des produits québécois, ouvre une succursale SAQ Classique Terroirs d'ici au marché Atwater ainsi que quatre agences Terroirs d'ici. De plus, toutes les SAQ Sélection et les grandes SAQ Classique disposent maintenant d'une section Terroirs d'ici qui propose un large éventail de produits québécois.

Virage performance (2004-2005)

2004

La SAQ place le client au centre de toutes ses décisions d'affaires. Elle élabore également et met en place sa Politique des dons et des commandites.

2005

L'approche commerciale de la SAQ est revue et propose désormais des promotions centrées sur la découverte de nouveaux produits et la mise en valeur du rôle conseil de ses employés de succursale.

La société d'État lance le magazine Tchin Tchin, qui présente les vins et spiritueux aux Découvreurs, avides de conseils, de nouveautés et de découvertes, afin de leur permettre de mieux choisir, servir et déguster les produits alcooliques et les mets.

Virage gouvernance (2006-2012)

2006

La SAQ effectue la mise en place graduelle des nouvelles règles de gouvernance prévues dans la réforme proposée par le gouvernement. Elle instaure une formation accréditée pour tous les conseillers en vin en collaboration avec l'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec (ITHQ).

L'entreprise propose à ses clients des sacs de coton réutilisables pour le transport de leurs achats.

Elle effectue également le lancement du magazine Cellier, qui s'adresse à une clientèle curieuse et intéressée à améliorer ses connaissances. La parution de Cellier plusieurs fois l'an s'accompagne de la commercialisation en succursale de dizaines de nouveaux produits.

Le Service Les Connaisseurs met en place une formation grand public sur les vins du Nouveau Monde.

2007

La SAQ inaugure une première succursale dotée d'un nouveau concept. Grâce à des pastilles de goût et à une signalisation éducative, ce concept permet aux consommateurs de trouver facilement des vins en fonction de leurs goûts.

Sensible au développement durable, la SAQ adopte une politique environnementale qui comporte 10 engagements et 28 actions concrètes, dont le soutien à la collecte sélective et à toutes les étapes de la valorisation du verre, l'économie d'énergie et la récupération des matières résiduelles.

La vente de produits québécois est multipliée par 6 en 5 ans, passant de près de 2 M$ en 2002 à 12 M$ en 2007.

2008

La SAQ prend la décision de retirer, à compter de janvier 2009, les sacs de plastique et de papier de ses succursales.

Elle accroît ses efforts pour introduire un programme général de récupération du verre chez les titulaires de permis.

Elle resserre également ses procédures en succursale pour enrayer la vente d'alcool aux mineurs, aux personnes en état d'ébriété et à celles qui achètent pour eux.

2009

La SAQ devient un des premiers organismes publics à dévoiler son Plan d'action en matière de développement durable. Elle crée d'ailleurs en succursale les catégories de produits «  Agrobiologiques » et « Écopratiques ».

Elle transforme la succursale Signature du Château Frontenac en une succursale Terroirs d'ici. Quelque 700 produits y sont alors offerts, dont 280 produits québécois tels que des vins, hydromels, cidres et autres alcools fins.

C'est également en 2009 que le Plan stratégique pour l'horizon 2010-2012 est entériné par le conseil d'administration et accepté par le gouvernement du Québec.

Les succursales du réseau arborent maintenant toutes les couleurs du concept de pastilles de goût créé en 2007.

2010

La SAQ dévoile sa nouvelle vision : devenir un leader mondial en sélection et en vente de vins et spiritueux. Elle inaugure également sa toute première succursale « Payez et emportez » dédiée exclusivement aux titulaires de permis.

Afin de rejoindre sa clientèle mobile et plus branchée, la SAQ développe et rend disponible une nouvelle application gratuite pour iPhone et iPod touch. Elle permet de découvrir une foule de renseignements pratiques sur les vins et spiritueux en un tour de main.