5 conseils pour des papilles bien aiguisées

Dégustation et service

5 conseils pour des papilles bien aiguisées

En compagnie de la sommelière et formatrice Gabrielle Plastre, on vous propose quelques astuces pour aiguiser vos papilles et développer vos talents de dégustation.

Publié le 12 octobre 2022

« Je ne sais pas comment goûter. »

Si vous avez déjà prononcé cette phrase, voici quelques trucs pour apprivoiser vos papilles et les rendre plus habiles à déceler les subtilités des vins que vous buvez. Et pas besoin de se prendre au sérieux : la route vers des facultés gustatives plus aiguisées est pavée de plaisir. Petit tour du jardin (qu’on hume au passage) avec Gabrielle Plastre, sommelière formatrice aux Ateliers SAQ.

Plein d’ingrédients, tu sentiras et goûteras.

« Souvent, je répète aux adultes de reprendre l’habitude de sentir… tout : les fruits au marché, les fines herbes de leur jardin, les fleurs dans les plates-bandes du voisin! Plus on emmagasine des odeurs en sollicitant notre bulbe olfactif, mieux on déguste. Notre mémoire olfactive est une bibliothèque des arômes qu’on a sentis au courant de notre vie. » Bien sûr, si on goûte les aliments, on se contente de humer ce qui n’est pas comestible : huiles essentielles, cuir, musc, bois, gazon fraîchement coupé, vaseline (cette dernière est notamment utile pour détecter le nez « pétrolé » des rieslings)... Plus multiples sont nos repères gustatifs et olfactifs, plus précises sont nos notes de dégustation.

Sur le vin, tu liras.

De nombreux ouvrages existent sur le marché, mais Gabrielle Plastre aime beaucoup Le Guide du vin de Nadia Fournier : « C’est bien précis, accessible à tous, avec des notes de dégustation claires, ainsi que des informations diverses sur les millésimes et les différentes régions. » Et c’est québécois! Une belle façon d’effectuer ses premiers pas dans le monde de la dégustation.

À l’aveugle, tu dégusteras.

Une poignée d’amis, quelques bouteilles mystères glissées dans un bas (propre!) pour masquer l’étiquette et c’est parti. Nez fruité ou boisé? Rouge charnu ou gouleyant? Acidité franche ou balancée? Notes d’agrumes ou de fruits à noyau? On goûte les vins un à un, on donne notre appréciation générale, on tente de deviner si on les a déjà bus ainsi que leur prix (!) et on s’aventure à identifier la région, les cépages ou l’année. En somme, on « joue au vin »! « Ce qui est bien des dégustations à l’aveugle, c’est qu’on déguste sans jugement. Ça permet de découvrir de nouveaux styles, régions ou cépages », ajoute Gabrielle, qui nous invite à faire preuve d’ouverture et à oser sortir de notre zone de confort.

Des fiches de dégustation, tu écriras.

« Lorsqu’on note nos commentaires par écrit, on a plus de chances de retenir l’information », explique la sommelière, qui aime beaucoup compléter ses notes par une photo de l’étiquette. « Dans un salon, tout va très vite, mais pour nous aider à démêler tous les vins qu’on a goûtés, on note quelques arômes et les impressions que chaque vin nous laisse. Vif ou frais? Léger ou corsé? Chaud en alcool? Sa texture? Quels plats nous inspire-t-il? ». L’appli SAQ est d’ailleurs un bon outil où consigner toutes ces observations.

Un cours, tu suivras.

Déguster, c’est aussi partager. Un cours peut s’avérer fort utile pour découvrir des produits en compagnie d’autres personnes passionnées. « Les cours d’introduction des Ateliers SAQ par l’ITHQ sont un excellent moyen de développer le vocabulaire dont on a besoin pour décrire le vin. Les cours suivants explorent les régions et les différents cépages du monde », explique Gabrielle, qui y est formatrice. Un chemin intéressant pour faire émerger le dégustateur ou la dégustatrice en soi.

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