Dunham : un terroir qualitatif!

Berceau de la viticulture québécoise, ce n’est pas par hasard si la région de Dunham regorge de fantastiques producteurs-artisans : l’environnement dans lequel elle se trouve y est pour beaucoup.

Située à une dizaine de kilomètres au nord de la frontière américaine, elle fait partie de ce que l’on nomme le « Piémont appalachien ». Du mont Sutton jusqu’au lac Champlain, les reliefs ondulés qui s’en détachent apportent les variations d’inclinaison nécessaires pour faciliter l’irrigation de la vigne, en plus de permettre de meilleures expositions à la lumière du jour.  

L’importance de l’eau…

La région profite d’une régulation thermique salvatrice provenant de la baie Missisquoi, portion septentrionale du majestueux lac Champlain. Bon à savoir, les grandes masses d’eau demeurent plus froides que l’air ambiant au printemps, ce qui retarde la sortie des bourgeons de la vigne. Le risque que ceux-ci soient « grillés » lors d’un possible épisode de gel en début de saison s’en voit ainsi limité.   

Le phénomène inverse se produira à l’automne : l’eau demeurera plus chaude que l’air ambiant. Ainsi, la saison végétative s’allongera des quelques jours souvent utiles pour arriver à une pleine maturité des fruits. C’est sur ce même principe que s’émancipent les vignobles de la péninsule du Niagara, tout près du lac Ontario.

Et de la chaleur !

D’ailleurs, lorsqu’on parle de chaleur en viticulture, on utilise le langage des « degrés-jours » qui se cumulent pendant la période végétative. Explication simple : on fait la somme de tous les degrés ayant dépassé la base des 10 C à chaque jour. C’est ce qui guidera notamment le choix d’encépagement d’une région à une autre. Pour Dunham, on parle d’en moyenne 1 250 degrés-jours. À titre comparatif, on retrouvera l’équivalent dans le coin de Beaune, en Bourgogne, ou encore à Marlborough, en Nouvelle-Zélande… alors que la Champagne peinera à en avoir plus de 1 000. Cessons donc de penser que nos étés sont trop frais pour une viticulture de qualité !

Et les sols ?

Lorsqu’on parle de terroir, on parle également de sol et de sous-sol. La région de Dunham est caractérisée par des dépôts glaciaires. On y trouve notamment de l’argile, des sables silteux, du schiste et de l’ardoise. Le vignoble Côtes d’Ardoise en fait partie et intègre même ces éléments à la façade de son bâtiment principal. Non loin de ce dernier se trouvent le vignoble de l’Orpailleur, indétrônable pionnier de la viticulture québécoise, de même que le vignoble Gagliano, son voisin immédiat.

N’oublions pas les pommes !

Sachez aussi qu’il n’y a pas que de la vigne à Dunham. La pomiculture faisait déjà partie du paysage agricole ! Comme plusieurs artisans jouent fort habilement sur les deux tableaux, il vous faut absolument ajouter sur votre liste de producteurs à découvrir le Château de Carte, Union Libre et Val Caudalies. Car en plus de leurs vins délicieux, ceux-ci proposent des cidres de tous types et même de savoureux vermouths haut-de-gamme.

Bonnes découvertes, et santé aux produits d’ici !