Les cidres du Québec: une diversité qui fait saliver

Les premiers cidres faits au Québec datent de… La Nouvelle France. On les doit aux colons normands, pour qui l’élaboration était déjà chose commune. Les premiers vergers prirent racine à Québec et sur l’Île d’Orléans, les Sulpiciens firent de même plus tard à Montréal. D’ailleurs, les flancs du Mont-Royal furent exploités à la fin du 19e siècle, là où Marguerite Bourgeois avait ouvert une école. Est-ce l’origine d’espérer les bonnes grâces du prof en lui apportant une pomme ?

Prohibition, oubli et engouement funeste

Cette fameuse prohibition (1920). Le Québec connaîtra la plus éphémère de tout le Canada, mais dans une hâte à rendre à nouveau légaux le vin et la bière, on oubli le cidre… Qui se retrouve dans un flou juridique pendant un demi-siècle. L’Assemblée nationale finit par trancher (1970) et autorise à nouveau sa commercialisation. On connaît la suite : un engouement monstre, une surproduction de mauvaise qualité, un désintéressement rapide. En 10 ans, l’industrie périclite jusqu’à s’éteindre.

Un second souffle

L’octroi de permis artisanaux (fin 1980) et la création de l’Association des cidriculteurs du Québec (1992) font mouche. Mieux encadrée, la production cidricole allume chez nous créativité et souci de la qualité. La fierté est au rendez-vous.

De tout pour tous les goûts :
au-delà du moût de pomme fermenté

Cidre de glace

La renommée du cidre de glace, qui a d’ailleurs sa propre dénomination réglementée, n’est plus à faire. Riche en sucre mais soutenu par une acidité naturelle qui en conserve l’équilibre, c’est le parfait complément des fins de soirée au dessert, ou avec les fromages à pâte persillée.

Cidre tranquille

N’ayez crainte, ce n’est pas qu’il empêche le « party » de lever. C’est seulement qu’il est, comme les vins de même nature, sans effervescence. C’est justement pourquoi il fera un excellent substitut au vin blanc. Osez l’accompagner de cette recette de macaroni au cheddar. Pour cet accord, privilégiez les cidres secs, vous serez émerveillé !

Cidre effervescent

Qu’ils soient plutôt secs ou doux, laissez parler votre goût. Ils seront tout simplement parfaits à l’apéro ou en fin de repas, ou encore en cocktail façon spritz avec une liqueur amère du Québec. Trop facile à préparer et tellement bon, sortez votre coupe à vin et suivez ces trois petites marches vers le paradis :
1- Mettre beaucoup de glaçons,
2- Verser 1 oz de liqueur amère à l’orange,
3- Ajouter 3 oz de cidre mousseux.

Cidre rosé

Un caméléon. Il pourra être sec, doux, tranquille, mousseux… mais toujours paré de sa chatoyante robe saumonée. Cette couleur vient de l’utilisation de pommes à chaire rouge (geneva) ou, comme on le fait pour un vin rosé, de la macération de la peau du fruit. Alors justement, pourquoi ne pas troquer ce type de vin pour un cidre rosé ? Les notes de fruits rouges ajoutant une dimension intéressante aux notes de pomme fraîche, gageons que vous ne saurez résister à cet accord avec un tartare de saumon et fraise.

Avez-vous dit prêt à boire ?

Oui ! Car en effet, les dérivés du cidre sont tout aussi intéressants, ne serait-ce que par leur format pratique. Ils agrémenteront vos pique-niques et barbecues, ou s’inviteront simplement pour un apéro sans fla fla. Qu’ils soient houblonnés ou aromatisés aux fruits, il y a une version pour tous les palais.

Dans un verger près de chez-vous

Que vous soyez de la Capitale nationale, du Saguenay, De Chaudière-Appalaches, de l’Estrie, de la Montérégie, de Lanaudière, des Laurentides ou de l’Outaouais, il y a assurément un producteur de cidre qui saura vous fasciner avec l’une ou l’autre de ses créations. Pour les découvrir, consultez le site des Cidriculteurs du Québec où vous trouverez aussi d’autres succulentes recettes qui éblouiront vos invités.